.Mais avant tout, je m'éclate la patate teuheuHEUTRABArghITOUTOUUU
(agression onomatopesque)
( - oui chef, on l'a retrouvé comme ça!
- c'est moche, très moche.
- j'dirais pas l'contraire, chef.
- le pauvre. assassiné à coups de trabarghitou... plus aucun respect.
- on dirait un steack haché, chef.
- non mais Bretel, mais ça va pas d'être aussi con?! )
(agression onomatopesque)
( - oui chef, on l'a retrouvé comme ça!
- c'est moche, très moche.
- j'dirais pas l'contraire, chef.
- le pauvre. assassiné à coups de trabarghitou... plus aucun respect.
- on dirait un steack haché, chef.
- non mais Bretel, mais ça va pas d'être aussi con?! )
Je vis à travers moi, solitaire(ment) souriante.
"- Je... je crois que je saigne..."
Dans le noir, ma main qui se macule lentement. J'ouvre et je referme mes doigts: poisseux. J'ouvre et je referme mes yeux: humide. Elle est là, en un instant près de moi dans la lumière allumée, juste après que la porte se soit refermée sur un accès de colère aveugle; abasourdi, mon corps stupide n'a pas trouvé d'autre moyen d'expression que de se fracasser à 90° contre le meuble bas. J'ai mal et CLAC, voilà, un trou dans le crâne. Je dirais que ça me représente très, très bien. Et maintenant, le sang.
"- Pourquoi tu pleures? Il y a une coupure. Attends..."
Ses mains, sa voix, qui parcourent mes cheveux. Bêtement je pense à Rimbaud, et mon silence tremble plus fort. Pourquoi je pleure? C'est la tristesse insoluble des grands soirs, celle qui me laisse sereinement inconsolable dans les dos des êtres-aimés. Mon amour est perpétuellement inachevé, et il n'y a pas de remèdes à ça. Je veux dire, pas de remède pour les aveugles, les sourds, les muets, non? Je n'ai même pas ce pouvoir d'aimer au delà des frontières de leurs peurs, là où tout se perd en caresses confiantes, et je vois au fond de leurs pulsations pourquoi ce besoin de fuite; je le vois comme je vois le rideau trembler à l'instant, et comme le reste je le chéris avec égalité, tendrement. Mais déjà son porteur sursaute, je suis aux portes de son Innommable: honte, déchets, ratures, mon gouffre est-ce qu'elle voit mon GOUFFRE? oh mon dieu non non non on me pousse en arrière les lèvres retroussées, une armée de peurs avec pour ordre de tuer Orphée mutile mon regard, vite vite, avec une violence à l'échelle de la souffrance passée. Et moi, invariablement, je ne bougerai pas; j'embrasserai de force du bout des doigts cette créature qui était mon ami. Baiser même la colère. Puis m'asseoir en bord de route un moment, le crâne en sang et ordinairement seule, avant de reprendre le chemin bordé de vos échos, et des vos chers fantômes. Quant
à vous, hé bien, vous avez mon amour.
J'ai appris à me panser, me regarder, et avec des silences, à prendre soin de moi.
Alors je garde mon équilibre.
Donner (à d'autres) / Recevoir (de moi à moi).
Alors je garde mon équilibre.
Donner (à d'autres) / Recevoir (de moi à moi).
C'est dans l'ordre des choses, sauf qu'avant, je ne recevais rien... heureusement, je me suis cultivée :).
J'ai poussé dans l'amour, et il n'y a que ça qui compte vraiment.
Gagner sa liberté en s'aimant...
Et ses mains, comme deux aimants, forment une auréole infinie au dessus de ma libre solitude.
J'ai poussé dans l'amour, et il n'y a que ça qui compte vraiment.
Gagner sa liberté en s'aimant...
Et ses mains, comme deux aimants, forment une auréole infinie au dessus de ma libre solitude.
